La période de transition.

Créé par le 04 fév 2009 | Dans : Le pied nu chez le cheval

L’on parle de période de transition lorsque l’on va passer d’un cheval ferré à un cheval pied nu ou lorsque l’on va parer un pied trop long ou pathologique.

Un pied trop long est ou deviendra obligatoirement pathologique.

On estime que sur un pied correcte l’angle formé par la paroi du pied au niveau des antérieurs est de 45 degrés et de 55 pour les postérieurs. Et on estime que l’angle formé entre la couronne et le sol est d’environ 30 degrés.

 Le terme « environ » est extrêmement important, car il ne s’agit pas d’imposer en un seul parage des angles correctes.

 Nous allons voir  les pièges à éviter afin que la période de transition se passe au mieux.

 Déjà nous avons tendance à estimer que la période de transition correspond avec la période sensibilité du cheval sur les cailloux ou sur un terrain varié.

C’est une partie du problème.

Prenons le cas d’un pied classique qui a seulement besoin d’un petit entretien.

Le pareur va parer les talons et la paroi.

 On retrouve parfois dans ce cas un pied plat, c’est-à-dire une sole qui manque totalement de concavité.

On va par exemple constater qu’il n’y a plus de différence entre la sole, les talons et les barres.

 Le cheval va donc appuyer tout son poids sur la sole. Cette dernière est censée être au contact du sol, mais elle ne peut fonctionner avec un contact direct sans aucune concavité.

 L’on va donc parer la sole afin de redonner de la concavité au pied. Il faudra respecter certaines zones de parage et éviter de parer en pince.

 C’est un point essentiel, car vous pourrez faire marcher votre cheval des années sur du goudron, si la sole est plate, le pied restera sensible.

Continuons avec notre cheval aux pieds longs.

 Les barres sont une cause importante de gêne. 

L’on dit que les barres ont un rôle de soutien au niveau des talons et un rôle qui consiste à limiter l’usure de la sole.

Il est important de garder le rôle de soutien des talons, car dans la mise au pied nu, on va justement chercher à ce que le cheval marche en s’appuyant d’abord sur ses talons et en mettant du poids dessus.

Par contre, il serait paradoxale de laisser des barres importantes alors que l’on cherche justement à obtenir l’usure du pied.

L’on va donc éviter que les barres ne dépassent pas la moitié de la longueur de la fourchette. Et on va faire en sorte que ces dernières s’enfoncent dans la sole en pente douce.

Il sera parfois nécessaire de retirer en partie  une ou deux barres mais c’est encore une autre histoire. 

 Si on laisse des barres trop importantes, elles peuvent aussi provoquer des zones de pression interne dans le pied et rendre le pied sensible.

Toute période de transition est alors inutile.

 La fourchette peut être une source d’échèc. La fourchette ne doit pas dépasser la hauteur formé par la paroi.

Voilà en résumer ce que l’on doit éviter pour que la période de transition ne soit pas inutile pour le propriétaire et un chemin de croix pour le cheval.

 Attaquons nous maintenant aux vrais problèmes de transition. C’est-à-dire au retour du pied dans son axe fonctionnel.

Beaucoup de pareur n’aime pas utiliser des angles donnés.  Il faut en effet ne pas se formater à ces angles et savoir respecter la transition du cheval.

D’après mon expérience, il faut mieux privilégier des parages très rapprochés dans le temps que de faire un parage très abrasif.

Bien sûr cela dépend des cas et de la gravité. 

Prenons le problème des talons. Comprendre le fonctionnement des talons est une chose plus complexe qu’il n’y parait.

Il est facile de descendre les talons. C’est-à-dire la partie dans le prolongement de la paroi.

Mais la notion de talon ne s’arrête pas là.

 Les glomes vont former la partie arrière du pied. A l’intérieur du pied se trouve le coussinet plantaire.

Lorsque le pied a été maintenu avec des talons trop hauts, on constat que les glomes sont descendus. C’est-à-dire que la partie arrière du pied ne joue plus son rôle. On peut donc supposer que le coussinet plantaire lui-même est en souffrance.

Le fait de descendre les talons va permettre de rendre fonctionnelle cette partie du pied et normalement tout va rentrer dans l’ordre dans le temps.

Malheureusement les choses ne sont pas simples.  C’est-à-dire qua la hauteur réelle des talons est tronquée.

 Le fait de rendre cette partie arrière fonctionnelle va dans certains cas provoquer des effets d’élimination des tissus morts par  l’organisme. Noter que la nature est bien faite et nous aide dans notre travail.

Souvent ce processus est invisible. Parfois l’on constat une perte de poil au niveau des paturons. Il peut arriver que l’on constat un processus rapide de régénération des glomes. Sur certains chevaux et en particulier les fourbus, ce phénomène peut se traduire par des abcès souvent sans aucune gravité.

Afin de limiter ces phénomènes, il faut prendre en compte divers points:

-Un parage progressif dans le temps. Du moins c’est mon choix.

-Une activité physique régulière. La vascularisation est le point fondamental lors de la période transition.

-Une alimentation adapté: Une nourriture trop riche va limiter le processus de guérison.

L’organisme ne sera pas en mesure d’éliminer les tissus morts et les toxines.

Il existe d’autres facteurs qui influencent les processus de régulation de l’organisme. Dans tout changement d’axe du pied, il peut y avoir des réactions. Ces processus de régulation sont souvent spectaculaires, mais souvent sans aucune gravité dans le temps. Il faut prendre conscience que nous devons réparer les erreurs du passé et que cela n’est pas forcément évident sur certains chevaux.

Cet article n’a pas comme prétention de dire en détails ce qu’il faut faire lors de la période de transition. Il n’a comme seule vocation à mettre en lumière certaines erreurs qui seraient pourtant faciles à éviter.

L’utilisation de chaussure provisoire pour le cheval est sauf cas exceptionnels une erreur. Les causes de sensibilité du cheval sont dans l’immense partie des cas liés au parage ou au manque de parage.

 

Un cas intéressant: double sole

Créé par le 22 mar 2009 | Dans : Le pied nu chez le cheval

Voila ce que l’on appel une double sole.

 Ce cheval est un ancien fourbu, déclaré naviculaire depuis son plus jeune âge et ayant des problèmes d’aplombs.

 Grâce à un parage régulier, le pied s’est transformé de lui même.

 Un cas intéressant: double soleImage hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste après avoir supprimé une grande partie de la double sole à la main sans forcer:

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit 

 Sur le même cheval, cet antérieur a moins souffert et le processsus de guérison a été moins spectaculaire. Son pied aujourd’hui:

 

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Conclusion:

 Ce cheval a été déclaré naviculaire à 4 ans. Il a ensuite été déferré à 16 ans par un maréchal ferrant.

Depuis son plus jeune âge, ce cheval est cagneux de devant et souffre de seimes.

Il a ensuite développé une forme de fourbure chronique ce qui a provoqué de graves lésions aux niveaux des barres.

Non seulement, il est maintenant totalement guéris, mais ses pieds sont performants. La ligne blanche est compacte, le pied est dure et souple, les talons sont ouverts.

A l’image des chevaux sauvages, le pied commence à former un ensemble homogène et parfaitement sain sans pourriture ni corps étrangers. Il devient presque inutile de lui curer les pieds.

 Le parage lui-même est difficile à cause de la dureté des pieds.

La pourriture de la fourchette.

Créé par le 03 mar 2009 | Dans : Le pied nu chez le cheval

J’ai décidé d’écrire ce petit article pour bien différencier deux concepts.

 Lorsque la fourchette n’est plus fonctionnelle, souvent à cause de talons trop hauts, on se retrouve avec un phénomène de pourriture de cette dernière.

 La facilité est de rechercher la cause de cette pourriture dans l’humidité, les bactéries ou les champignons.

 En réalité et dans l’immense majorité des cas, le problème est bien plus simple.

Le pied du cheval est une merveilleuse mécanique se renouvelant en permanence.

Si la fourchette ne joue plus son rôle, une nouvelle fourchette va prendre sa place.

 Que se passe t-il alors pour un cheval ayant deux centimètres de talons en trop par exemple?

Les talons hauts et fermés vont limiter la fonctionnalité de la fourchette.

Cette dernière sera mal vascularisée. Le renouvellement du pied fait que la vielle fourchette donnera l’impression de grandir. Si on observe véritablement le pied, on se rend compte, qu’une nouvelle fourchette vient pousser l’ancienne.

Nous avons donc des tissus vivants poussant des tissus morts vers l’extérieur du pied.

 Avec l’humidité, il arrive souvent qu’un phénomène de pourriture s’installe entre ces deux fourchettes.

A long terme, ce phénomène peut devenir pathologique.

 Les propriétaires me déclarent souvent mettre divers produits afin de limiter ce phénomène de pourriture.

Si ma théorie est exacte, les résultats devraient être médiocres puisqu’il ne s’agit que de nettoyer un pied qui ne demande qu’à s’user. La réalité confirme cela. Lorsque l’on va chercher à libérer la vraie fourchette, il peut arriver que l’on dégage une quantité importante de pourriture. Comment peut on alors penser que le fait d’utiliser divers produits aura une utilité à long terme?

Pour libérer la vraie fourchette, il est préférable de bien nettoyer les zones pourries. Par contre, il est souhaitable de ne pas désolidariser les tissus encore vivants. La vielle fourchette va alors pouvoir s’éliminer et nous aurons alors une fourchette parfaite.

 Cette notion de pourriture de la fourchette a été mise en avant dans un seul but commercial, celui de vendre.

En réalité, c’est uniquement le manque de parage qu’il faut remettre en question.

Ce concept de pourriture peut s’appliquer aux autres parties du pied: barres, lacunes, sole.

 

 

Les 10 idées fausses sur le pied nu

Créé par le 25 fév 2009 | Dans : Le pied nu chez le cheval

Voici un petit résumé sympathique en dix points sur les idées fausses sur le pied nu.

 Premier point: Le pied nu est réservé pour les chevaux de loisir. L’usure du pied est trop importante sur un cheval de compétition ou d’endurance.

 Deuxième point: Un pied dure ne sera pas sensible. Il faut faire marcher le cheval des kilomètres pour atteindre cette dureté et permettre au cheval d’être bien dans ses pieds.

 Troisième point: Il y a des chevaux rustiques qui peuvent rester pied nu, mais ce n’est pas le cas pour tous les chevaux et certainement pas pour les pur-sangs.

 Quatrième point: Le cheval à l’état sauvage ne travaille pas et il ne doit pas supporter le poids d’un cavalier et c’est pour cela que l’on met des fers aux chevaux domestiques depuis des siècles.

 Cinquième point: Soyons naturels jusqu’au bout et laissons les pieds évolués d’eux-même. La nature est bien faite et a tout prévu.

 Sixième point: Il ne faut jamais parer la sole ni la fourchette sinon le pied sera sensible.

 Septième point: Les pieds nus sont plus sensibles aux problèmes de pourriture, l’humidité pose problème pour un cheval pied nu.

Huitième point: Un parage est un parage. Mon maréchal m’a de toute façon dit que mon cheval avait les pieds trop courts et qu’il ne pouvait pas rester pied nu

Neuvième point: Entre les hipposandales, les 15 produits que je dois utiliser pour lutter contre la pourriture de la fourchette, les produits pour hydrater le pied et le goudron pour l’assécher, je préfère encore mettre des fers.

 Dixième point: Tout ça c’est très bien, mais le cheval doit galèrer des années avant d’être montable.

 Si vous vous êtes reconnus dans ces 10 idées fausses, alors ce blog est fait pour vous.

 

 

 

La vérité sur l’arthrose du cheval.

Créé par le 23 fév 2009 | Dans : Le pied nu chez le cheval

Je me suis décidé d’écrire ce petit article, car le nombre de personnes cherchant à acheter des produits contre l’arthrose a tendance à m’inquiéter.

 Il y a encore quelques années, les vétérinaires utilisaient le terme de syndrome naviculaire afin de désigner une boiterie par intermittence inexpliquée. Ce terme de syndrome naviculaire a sans doute encore de beau jour devant lui même si nous savons maintenant que cette notion de cheval naviculaire n’est pas celle que l’on nous a décrit durant des années.

 En effet, nous savons maintenant que le syndrome naviculaire n’est pas, ou du moins dans l’immense majorité des cas, une maladie génétique dégénérative, mais bien la simple conséquence de l’influence sur l’axe du pied donnée par la ferrure ou un mauvais parage.

Aujourd’hui, nous savons guérir les chevaux naviculaires de façon simple et rapide.

 Mais les choses ne sont pas simples. Le parage du cheval ne consiste pas uniquement à la recherche des angles optimales pour le pied. Cela passe par le travail des divers éléments du pied.

 Lorsque j’ai commencé mon activité de pareur, j’avais comme seule crainte d’avoir comme client un cheval avec des pieds parfaits et pourtant boiteux ou sensibles. Je suis maintenant rassuré, car jamais je ne suis tombé sur un tel cas, si on élimine des boiteries accidentelles sur d’autres parties du membre bien entendu.

 Mais pourquoi avoir commencé un article sur l’arthrose en parlant du syndrome naviculaire?

 On pense que l’arthrose est un processus de dégénérescence des articulations provoqué par l’âge avancé de nos chers équidés ou de leur travail intensif.

 Quand on sait que la vraie espérance de vie d’un cheval est de plus de 50 ans et qu’un cheval à l’état naturel, parcoure des dizaines de kilomètres par jour, on peut tout de même se demander du bien fondé de cette théorie.

 Pourtant, sur certains chevaux, l’arthrose est visible à la radio, donc oui, de jeunes chevaux peuvent avoir de l’arthrose.

 Si on regarde les chevaux ayant de l’arthrose, on est loin d’avoir que de vieux chevaux ayant eu une dure vie de travail. On a parfois de jeunes chevaux ferrés vivant au box ne sortant que les wee-ken, ou alors des chevaux dont le parage est loin d’être satisfaisant.

 On se rend compte d’une chose, c’est que lorsque le pied n’est pas dans son axe naturel, le cheval développe diverses pathologies comme le syndrome naviculaire, l’arthrose, voir lorsque plusieurs éléments se combinent, la fourbure.

Il est donc légitime de penser que le chiffre d’affaire que génère les boiteries du cheval n’ont pas lieu d’être.

 Le diagnostic de l’arthose permet aujourd’hui de donner une explication à une boiterie.

 

Les parasites internes du cheval

Créé par le 02 fév 2009 | Dans : Le pied nu chez le cheval

Encore une fois et comme c’est le cas dans beaucoup de domaines se touchant à la médecine équine, de nombreux préjugés ont la vie dure.

Nous imposons souvent  à nos chevaux un mode de vie assez extraordinaire. Voilà en quelques mots comment l’on peut résumer quelques erreurs:

-Nous sélectionnons les adultes que nous estimons les meilleurs à la reproduction.

-Lorsque la jument attend son petit, nous l’isolons et lui évitons tout mouvement afin d’éviter tout risque de blessure.

-Rapidement, nous sevrons le petit à une date précise ne correspondant à rien d’un point de vue biologique.

-Nous mettons une selle, un filet et bien sûr des fers afin de commencer le dressage du jeune cheval.

-Nous lui imposons au minimum 21 ou 22 heures de box par jour où il sera nourri par deux ou trois repas  énergétiques avec très peu de fourrage et peu de diversité.

-Tout au long de sa vie, le cheval sera isolé du milieu extérieur et de ses congénères.

-Dès son plus jeune âge, nous imposons au cheval un protocole de vermifugation.

 Intéressons nous à ce dernier point.

 Nous partons du principe que le cheval a besoin de l’homme pour survivre.

 Cette attitude consite à nous rassurer, car la réalité est en totale contradiction.

 A l’image que je ne pare pas les chevaux vivant au box, je ne peux parler de santé et de parasites  sur des chevaux vivant à l’opposé de leur besoin.

Un cheval stressé voir dépressif aura une immunité faible. Son organisme ne sera donc pas en mesure de lutter de façon cohérente contre les divers parasites du milieu extérieur.

Pendant long temps, nous avons considéré les parasites comme nuisibles au cheval.

 En réalité, c’est la sur abondance d’une espèce de parasite qui peut être nuisible.

 Le cheval peut tout à fait tolérer une certaine quantitié parasitaire dans son organisme ce qui est de toute façon inévitable, mais on estime qu’une charge parasitaire minimale serait indispensable à son bon fonctionnement.

 L’on va donc commencer à parler d’équilibre parasitaire.

C’est-à-dire que la charge niveau parasite va diminuer ou augmenter chez le cheval selon la saison sans en affecter sa santé.

 L’immunité du cheval permet de réguler la quantité de parasites présents.

Cette immunité est dite de contact. C’est-à-dire qu’elle se développe grâce au contact permanent entre le cheval et le monde parasitaire.

 Le jeune cheval, sevré très tôt, souvent mis dans un autre groupe de jeunes n’ayant eu-même développé aucune immunité, souvent nourrit de façon incohérente, n’aura donc aucune arme pour lutter contre les parasites présents dans le milieu extérieur.

Dans le milieu sauvage, les chevaux savent rechercher des plantes permettant à leur organisme d’éliminer une quantité de parasites. Au lieu de rechercher des produits hautement énergétique, nous devrions commencer à rechercher ces plantes. C’est le principe des vermifuges naturels.

 Pour palier à ces manques, nous utilisons donc des protocoles de vermifugation.

 Il n’est pas à exclure l’utilisation de ces produits à partir du moment ou l’homme intervient dans la vie du cheval. Il ne s’agit pas de laisser le cheval sur parasité, mais bien d’éviter le sur parasitisme qui n’a pas lieu d’être.

Le cheval est un herbivore. En conséquence son organisme est adapté à la digestion du monde végétale. L’utilisation de certaines plantes n’aura donc aucun effet toxique sur le cheval. Il faut bien sûr savoir sélectionner la plante et la quantité à donner.

La diversité alimentaire aura donc un grand rôle. La combinaison de diverses plantes va aider l’organisme à lutter contre une surcharge parasitaire. Une alimentation à base de fourrage va permettre un bon fonctionnement du métabolisme tout au long de la journée. On peut donc supposer que le ph de l’organisme sera stabilisé à son meilleur niveau et que la flore symbiote du cheval pourra pleinement jouer son rôle.

 Maintenant quand est-il des vermifuges de synthèse.

Les laboratoires ont mis au point des molécules destinées à tuer le plus grand nombre de parasites possibles dans un   temps réduit.

Ces molécules ne font pas partie de l’alimentation d’un herbivore et devrons donc être éliminé rapidement par les organes régulateurs du cheval.

L’agression provoquée par les vermifuges va provoquer une dissipation de toxines par les parasites dans l’organisme du cheval. Ce processus peut avoir lieu avec l’utilisation de plantes , mais dans une moindre mesure et sur une durée plus longue.

L’on estime que les molécules de synthèse se retrouvant dans le milieu sont une source de pollution pour les autres espèces comme certains insectes voir des mammifères (chiens).

 Comme on l’a dit, ces molécules sont très efficaces à court terme, mais quand est-il à long terme.

Certaines espèces de parasites comme les strongles existent en permanence chez le cheval.

L’utilisation d’un vermifuge de synthèse va permettre de tuer une grande partie de ces derniers.

Que constatons nous alors?

Une fois l’effet du vermifuge passé, les parasites vont revenir, mais ces parasites peuvent être d’une autre espèce. En effet, les parasites suivent les mêmes lois biologiques que l’ensemble du monde vivant. Il y a une concurrence entre parasites.

Nous pouvons donc craindre que certaines espèces de strongles soient remplacés par des ténias par exemple.

 L’effet sur la santé du cheval n’aura plus rien à voir.

De plus, l’on constate que l’immunité du cheval s’adapte en permanence aux parasites. Nous avons au final un équilibre en l’hôte et le parasite. Ce n’est pas le cas avec les molécules de synthèse, car les parasites savent évoluer et apprennent à résister face à ses molécules.

L’on parle donc de résistance parasitaire.

 La course aux nouveaux vermifuges est donc lancée. Le vainqueur ne fait aucun doute car le rapport bénéfice et investissement des laboratoires a une limite théorique alors que l’évolution des parasites est sans fin.

 Nous sommes donc dans une impasse.

 Un discours commercial est souvent tenu. Ce discours consiste à dire que nos chevaux vivent de plus en plus vieux et sont en meilleure santé que leurs ancêtres.

En réalité c’est tout l’inverse. Les problèmes de sur parasitisme n’ont jamais été aussi important même si on prend une population d’équidés ne souffrant aucunement de la faim.

Le nombre de colique n’a cessé d’augmenter ces dernières années.

Les protocoles de vermifugation se sont alourdis à l’extrême. Il faut maintenant un vrai budget vermifuge pour des résultats plus que médiocres.

 Ce sujet sur les vermifuges n’ a pas comme prétention d’être un texte scientifique et argumentatif sur une thèse donnée. C’est une simple constatation reconnue par le monde vétérinaire, mais qui n’a peu de poids face à des arguments commerciaux.

 

L’alimentation du cheval

Créé par le 31 jan 2009 | Dans : Le pied nu chez le cheval

Le sabot est le reflet de la santé générale du cheval. Le pied fonctionne comme une pompe permettant au sang de remonter dans le reste du corps à chaque mouvement permettant une bonne circulation du sang dans  les tissus.

 Mais que se passe-t-il lorsque l’alimentation ne correspond pas du tout au rythme métabolique du cheval.

 Comme nous, le cheval a des organes régulateurs lui permettant de stocker ou d’éliminer ce qu’il mange.

 Pour comprendre comment il est facile d’intoxiquer un cheval, il faut d’abord comprendre sa physiologie.

 Premièrement, un cheval est un herbivore strict. C’est-à-dire qu’il peut se nourrir uniquement d’herbe ou de fourrage.

 Cela veut dire quoi? Comme c’est un herbivore stricte, le cheval va devoir trouver de l’énergie dans le monde végétal en n’importe quelle saison et selon le milieu dans lequel il évolue.

 On constate donc que pour trouver un apport suffisant en énergie, il devra s’alimenter environ 14 à 16 heures par jour. Il perdra environ 15 à 20 % de son poids en hiver lui permettant de supporter l’herbe riche du printemps.

 Le cheval est donc en permanence en train de digérer.

 Comment se passe cette digestion?

 La flore symbiote du cheval s’est spécialisée dans ce type d’alimentation. Des milliards de bactéries vivent à l’intérieur de cet organisme et permettent l’assimilation des divers aliments.

Cela n’est pas du tout spécifique au cheval et l’homme lui même a une flore symbiote importante, mais étant donné que notre régime alimentaire est celui des omnivores, notre flore symbiote en est complètement différente.

Nous trouvons aussi des différences considérables dans l’ensemble du système digestif. Le cheval est parfaitement adapté à son régime alimentaire qui consiste à manger en permanence de grosses quantités de nourriture.

 Les dents du cheval sont un exemple frappant. Si nous sommes obligés de limer les dents des chevaux c’est bien que l’usure par l’alimentation n’est pas assez importante. On peut donc supposer que la flore symbiote et que l’ensemble du système digestif du cheval ne peut pas fonctionner correctement.

 Bien sûr, il est plus facile et moins couteux de nourrir le cheval avec des céréales par exemple qu’avec du bon fourrage de qualité.

 Supposons néanmoins que nous nourrissons le cheval  de façon à respecter son rythme biologique, avec de l’herbe ou du foin de qualité.

 Le cheval à l’état sauvage parcoure des dizaines de kilomètres au quotidien afin de se procurer les plantes nécessaires au bon fonctionnment de son organisme. Il est donc important de s’assurer qu’il peut se procurer diverses plantes afin de limiter le risque de carence.

Ces compléments que l’on pourrait donner en plus d’un foin peu intéressant niveau de sa diversité n’a aucune raison de se composer uniquement de céréales. Au contraire, il est plus logique de choisir des herbes ou plantes que le cheval va trouver dans son milieu naturel. C’est un grand sujet dans lequel nous pourrons revenir.

 Nous avons donc étudié deux points:

-le temps d’alimentation au quotidien

-la diversité alimentaire nécessaire n’est pas celle que l’on croit.

Il nous reste le problème de l’apport énergétique.

 Nous voyons que pour respecter le rythme biologique du cheval, il est important de donner une alimentation correspondant à ses besoins ,c’est-à-dire une alimentation à base de fibres.

 Malheureusement, nous donnons presque par tradition des compléments à base de céréales en plus du fourrage à nos chevaux.

 Nous partons du principe que nos chevaux font du sport et qu’ils ont des besoins supérieurs que ceux vivant à l’état sauvage.

 C’est une erreur. Une grande partie de nos mâles sont des hongres, beaucoup de nos chevaux vivent au box et peu ont une vraie activité physique journalière.

La preuve en est que la plupart des chevaux sont trop gros.

Nous apportons donc en plus du fourrage souvent peu diversifié, une alimentation industrielle sans aucun intérêt au niveau de sa diversité, très riche en amidon et en matière azoté.

Qu’elles ont les résultats?

 Si nous avons de la chance, nos chevaux sont trop gros. Dans certains cas ils sont sur excités en permanence brulant le trop de calories et réduisant leur espérance de vie, dans d’autres cas, les organes régulateurs étant malades, le cheval est affaibli et maigre.

 Dans ce dernier cas, les signes peuvent être un sabot malade, mal oxygéné, la présence de fourmilière, d’abcès à répétition et bien sûr de fourbure.

 

La sensibilité du pied.

Créé par le 29 jan 2009 | Dans : Le pied nu chez le cheval

Les vraies causes de la sensibilité du pied nu sont souvent erronées.

 Beaucoup d’écoles de parage en vogue partent du principe que la sensibilité du pied est due à la faiblesse du pied, c’est-à-dire à la fragilité même de la sole liée à l’absence de marche sur tout terrain.

C’est en partie vraie; mais uniquement en partie. Cette théorie n’a de sens que sur un cheval venant d’être déferre et sur les quelques semaines ou mois suivant.

 C’est donc avec cette théorie en partie fausse que de nouvelles écoles de parage ont fait leur apparition.

 La théorie disant que la sole est trop faible pour supporter un terrain varié à conduit à penser qu’il est nécessaire de laisser s’accumuler beaucoup de matières afin de protéger le pied.

 Et cela peut fonctionner. Après des années de mauvais traitements, le pied peut finir par se durcir et on se retrouve avec exactement le même effet qu’un fer.

 Mais alors comment peut on expliquer que des chevaux vivant dans des conditions de vie correctes avec un parage permettant la recherche de la concavité de la sole restent néanmoins sensibles.

Il peut y avoir plusieurs raisons, mais pour résumer, je parlerais de zones de pressions.

 Par exemple, après divers parages, l’avant de la fourchette peut rentrer en contact de façon trop brutale avec le sol créant des hématomes importants.

 Les barres et les zones à proximité de ces dernières sont souvent des lieux sensibles. Comme la pousse des barres étant souvent trop importante par rapport à l’usure du pied, elles peuvent pousser de façon incorrectes. Voir dans certains cas, les barres poussent à l’intérieur du pied au lieu de pousser à l’extérieur.

Bien sûr, il est important de rechercher la concavité de la sole. Une sole plate ne va pas pouvoir accuser les choques répétés et à nouveau, des hématomes vont se créer.

 D’autres mécanismes peuvent se mettre en place comme la présence d’abcès ou de fourmilière.

La chose à sa voir en matière de sensibilité  c’est que quel que soit le terrain, n’importe quel cheval peut passer de partout sans aucun problème. Si plusieurs mois après le passage au pied nu, les progrès ne se font plus sentir, posez vous la question sur les causes possibles.

 Paradoxalement, un parage important peut soulager le cheval et supprimer toute sensibilité dans certains cas. 

 

 

Les aplombs

Créé par le 27 jan 2009 | Dans : Le pied nu chez le cheval

Tout au long de sa vie, les aplombs du cheval vont se modifier. Il est facile de penser qu’avec l’âge il est normal de voir les aplombs du cheval se dégrader.

Il est important de comprendre la cause première des problèmes d’aplombs.

 Lorsque le pied manque d’usure naturelle soit par manque de parage ou par l’action du fer, le pied devient trop long. C’est-à-dire qu’il y a un excès de matière et que le pied n’a plus son plein potentiel fonctionnel.

Imagions que tous les jours nous rajoutions 1 mm de talon à votre chaussure. Vous commenceriez à devenir instable voir à trébucher facilement. Afin de retrouver un certain équilibre, vous auriez tendance à marcher de travers par exemple avec les pieds partant légèrement à l’extérieur.  Imagions à nouveau que vous parveniez à diminuer néanmoins la hauteur de ces talons grâce à la marche, mais qu’à cause du déséquilibre que vous devez subir, vous finissez par provoquer une mauvaise répartition de votre propre poids d’un côté ou de l’autre de votre chaussure.

 C’est déjà ce qui se passe pour beaucoup d’être humain, mais dans le cas qui nous intéresse, celui des chevaux, imaginez que le pied pousse ne permanence et que le pied tente de compenser par une usure importante souvent insuffisante.

 Dans ce cas précis, il n’ y a donc aucun facteur génétique qui intervient. Le cheval vient au monde avec des aplombs parfaits et ces derniers se dégradent tout au long de sa vie.

 Le pied nu est un gros avantage dans ce cas, car lorsque le maréchal peut intervenir à chaque changement de ferrure, le pareur lui, peut intervenir tous les jours s’il le souhaite. De plus le pied s’usant régulièrement, les problèmes d’aplomb sont limités.

 Alors comment rectifier les aplombs d’un cheval marchant de façon incorrecte depuis des années.

 D’une façon purement mécanique, la tâche semble relativement simple.

 Il s’agit de retrouver l’équilibre du pied. C’est en effet ce déséquilibre du pied qui provoque les changements d’aplombs et non l’inverse.

 Dans le cas où se serait le pied qui compense un problème venant du membre par exemple, la question se poserait différemment.

 Afin de changer les aplombs du pied, la difficulté du parage sera de prendre en compte l’ensemble du pied.

 En effet, le pareur va pouvoir travailler sur les évasements, la hauteur des talons et de la paroi.

 Il devra aussi prendre en considération le déséquilibre provoqué au niveau de la sole, des barres et de la fourchette au risque de laisser se mettre  en place des zones de pression dans le pied.

 Il ne s’agit pas d’imposer un parage et encore moins un modèle de pied. Il s’agit simplement de redonner une chance au sabot de se reconstruire comme il aurait été dans un cadre de vie meilleur pour lui.

Les charlatans du pied nu

Créé par le 25 jan 2009 | Dans : Le pied nu chez le cheval

J’ai choisi ce titre volontairement provocateur   »les charlatans du pied nu » car je suis de plus en plus indigné devant certaines méthodes.

 La notion de technicité des diverses méthodes est une chose et je suis conscient que ma propre méthode est loin d’être parfaite et que j’ai encore beaucoup à apprendre. Cependant, comment ne pas se révolter contre tous ces individus qui profitent de ce phénomène afin de faire du commerce sans compter sur la souffrance que cela provoque sur le cheval.

La révolution du parage naturel est né en France grâce à une méthode venue d’Allemagne. Cette méthode consiste à redonner au pied son aspect fonctionnel en lui permettant de s’ouvrir et de se vasculariser à l’image des pieds des chevaux sauvages.

 Cette méthode ne consiste pas seulement à parer, mais à prendre aussi en considération l’ensemble de la santé du cheval et de son mode de vie.

 Malheureusement et devant les enjeux commerciaux, de nombreux pseudo professionnels ont tenu un discours volontairement trompeur.

 Il est facile de passer un cheval pied nu… Extrêmement facile même. Il suffit d’enlever les fers et le tour est joué. L’accumulation de matière va permettre de limiter de façon artificielle la sensibilité du pied. Bien sûr, après quelques temps d’utilisation du cheval dans ces conditions, le pied se détériore et de graves problèmes surviennent.

 Il existe donc diverses méthodes plus ou moins sérieuses pour passer d’un pied soutenant un fer à un pied fonctionnel sans ce dernier.

 Ce débat strictement technique serait passionnant.

 Mais malheureusement les choses ne sont pas si simple. Afin de gagner la confiance de leur clientèle ou simplement pas incompétence, de nombreux pareurs font des parages incomplets ce qui permet d’avoir un « résultat » satisfaisant sur le court terme.

 Un des signes à court terme de ce manque de parage qui n’a finalement plus rien de physiologique est le problème de pourriture de la fourchette.

 La fourchette ne jouant plus son rôle n’est plus correctement vascularisé. Il y a accumulation de tissus morts qui logiquement ne demande qu’à pourrir par un simple processus naturel.

 C’est dans cette situation  que le pareur indélicat va pouvoir jouer de son charme.

 Que ce soit un problème de pourriture, de seimes, de fourmilière… Il est si facile d’accuser la fragilité naturelle du pied voir le climat et l’humidité du terrain.

 Que  le pareur trouve une excuse est une chose bien humaine car il est parfois difficile de comprendre pourquoi l’organisme d’un être vivant réagit d’une certaine façon.

 Mais comment accepter dans cette situation que le propriétaire qui a déjà un cheval en souffrance soit encore mis à contribution financièrement dans divers produits censés s’attaquer à la conséquence du problème, mais jamais à la cause.

L’on voit un cortège de produits magiques tout aussi miraculeux et inefficaces les uns des autres, compléments alimentaires, huiles magiques, produits désinfectants parfois toxiques… Bien sûr et comme le dirait l’expression, il ne faut pas non plus faire une généralité et tout mettre dans le même sac.

 Alors que finalement et dans l’immense majorité des cas, le problème vient d’un simple manque de parage associé à des conditions de vie incorrectes.

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